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Photimages...d'hier et d'aujourd'hui

Balades au coeur de villes françaises et étrangères à travers des cartes postales anciennes et des photos d'aujourd'hui. Reconductions photographiques. Expos photos « avant / après ».

Publicité d'autrefois : Hermès

Publié le 29 mai 2012

C'est sous la rubrique « Échos et nouveautés » que les lecteurs de l'Illustration découvrent le samedi 29 mai 1943 cette publicité pour la « machine du beau courrier » Hermès.

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En 1814, comme de nombreux bricoleurs de son époque, le jeune Moïse Paillard décide de fonder une manufacture horlogère à Sainte-Croix (canton de Vaud, Suisse) puis se reconvertit rapidement dans les boîtes à musique, très appréciées de la bourgeoisie industrielle naissante.

En 1875, Paillard emploie déjà plus de 50 personnes. Et le patron a gardé le goût de l’innovation. La crise économique de l’époque l’oblige à diversifier ses activités.

Même le Jura vaudois est touché par la vague de progrès technologique. Venue de la lointaine Amérique, la musique gravée dans la cire commence à déferler sur la Suisse. C’est ainsi que Paillard se met à construire des phonographes, puis, dès le début du 20e siècle, des gramophones. Suivront notamment les métronomes, les taille-crayons, les allume-gaz, les machines à calculer. Mais les plus gros coups sont encore à venir.

Le vieux Moïse n’est plus de ce monde et la firme se nomme désormais E. Paillard & Cie. Mais elle reste une entreprise familiale. Et les Paillard ont gardé le flair pour racheter de petites entreprises à fort potentiel de développement, ou pour engager de jeunes ingénieurs talentueux. Ce sont quelques-uns d’entre eux qui construisent dès 1914 une machine à écrire. Neuf ans plus tard, Paillard lance la marque Hermès, qui va rapidement connaître un succès mondial.

En 1935 apparaît l’Hermes Baby, la machine à écrire portable la plus petite du monde. Ernest Hemingway ne sera pas le seul à en faire son objet fétiche. Tant au cinéma que dans la littérature, ce petit objet devient une véritable star planétaire. Puis arrive l’ordinateur, qui relègue la machine à écrire au rayon des antiquités. En 1991, Paillard stoppe définitivement la production des Hermès (extrait de l'article « Paillard - Bolex: il ne reste que le mythe » sur swissinfo.ch).

À découvrir également l'« histoire de la machine à écrire » sur le site du mécascriptophile, Philippe Campiche et le Musée de la machine à écrire de Lausanne qui présente, parmi ses 800 pièces, toute l’histoire d'Hermès.


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