« Chalon d'hier et d'aujourd'hui »
Guy Lagoutte possède plus de 10 000 documents sur des thèmes différents. De quoi offrir des expositions variées en tous lieux. À l’Office du tourisme de Chalon-sur-Saône, où il expose jusqu’au 4 février, c’est vers le patrimoine chalonnais qu’il s’est tourné. « La Saône en est l’épine dorsale », dit-il. Le canal est aussi très présent, avec le souvenir des ponts aux noms divers.
Des photos en tous genres, prises de terre comme des airs (d’un ULM ou d’une montgolfière). Des photos « d’avant-hier », tirées de gravures anciennes, de cartes postales, de peintures exposées au musée Denon. Le regard navigue, « n’est pas figé dans une époque ». Il se promène au fil de l’eau et des chantiers, telle la fabrique des péniches en bois pour les houillères de Blanzy derrière l’île Saint-Laurent, et les entreprises le long du canal (Pinette, Neyrat, Grandes brasseries…).
Et puis il y a le tourisme, avec un bateau à vapeur qui transportait les voyageurs arrivés de Paris au Terminus de la gare, vers Lyon, dans les années 1850. « Rive droite, c’était le travail du bois, rive gauche les usines Schneider », précise avec humour notre guide. C’est aussi la grande histoire des ponts, de leur construction, de leur reconstruction… La guerre est parfois passée par là. Un itinéraire captivant (Article de Jocelyne Durand paru sur le Journal de Saône-et-Loire).
À découvrir l'article « Une ville...avant et après : Châlon-sur-Saône ».
Publicité d'autrefois : Stylomine
Parue le 23 janvier 1943 dans l'Illustration, cette publicité de la société Stylomine présente notamment son nouveau modèle, le 303V, qui sera l'un de ses plus grands succès. Découvrez l'histoire de Stylomine sur le site officiel de la marque.

Une ville...avant et après : Mayenne
« Mayenne, aujourd'hui et hier », c'est le titre du film réalisé à partir de photos récentes et de cartes postales anciennes de Mayenne, commune située à une trentaine de kilomètres de Laval. On le doit au Cybercentre du Pays de Mayenne en partenariat avec le Foyer Résidence de Mayenne et à l'Association du Patrimoine du Pays de Mayenne.
Jouons avec les Archives municipales de Saint-Chamond
À l'honneur aujourd'hui, les Archives municipales de Saint-Chamond (Loire) qui proposent aux jeunes élèves de la ville de nombreux ateliers autour de différentes thématiques. Ils peuvent notamment y découvrir la vie ouvrière à Saint-Chamond à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, puis traverser le temps et découvrir l'école de l'hôtel de ville du XIXe siècle à travers des photographies. L'occasion leur est donnée également de s'initier à la généalogie.
Mais intéressons-nous à l'activité « Jouons aux archives » et plus précisément à son jeu de l'avant et de l'après, où une série de photos « avant/après » est proposée aux enfants. L'objectif est d'observer puis de décrire pour chaque paire de photos ce qui a changé entre la photo ancienne et la photo récente ! Vous aussi vous voulez jouer ? Alors cliquez sur l'image ci-dessous !
À noter que les Archives municipales ont réalisé en 2004, en collaboration avec le service Communication de la Ville, une exposition intitulée « Saint-Chamond d'hier à aujourd'hui » qui présente l'évolution de Saint-Chamond depuis les années 1950. Les douze panneaux qui la composent, agrémentés de nombreuses photos « avant-après », permettent ainsi de mesurer les changements qui ont transformé la ville dans différents domaines comme l'évolution de l'habitat, la prise en compte du patrimoine historique ou la protection de l'environnement. Itinérante, elle a été présentée plusieurs fois, notamment à la Médiathèque et dans des écoles.
Un grand merci à Samuel BOUTEILLE, Responsable des Archives municipales de Saint-Chamond.
Doisneau / Paris / Les Halles
Parmi les nombreuses photographies que Robert Doisneau a consacrées au quartier des Halles de 1933 à sa mort, 150 tirages, pour la plupart vintages, seront présentés au public du 8 février au 28 avril 2012. Une salle est consacrée aux photographies en couleur des années 1960, permettant un regard nouveau à la fois sur les Halles et sur l’œuvre de Doisneau.

Achevés en 1866, les pavillons de l’architecte Victor Baltard accueillent les Halles de Paris et leur incessante activité d’échange et de commerce. Au milieu du xxe siècle, plus de 5 000 personnes travaillent aux Halles : commerçants, cafetiers, journaliers, et bien évidemment les célèbres « forts des Halles », capables de déplacer sur leur dos une charge de 200 kilos.

Structure de Baltard, 2 décembre 1968. © Atelier Robert Doisneau
Robert Doisneau prend sa première photo dans le quartier des Halles en 1933, Les filles au diable, au pied de l’Église Saint Eustache. Il restera fidèle au quartier pendant 40 ans, revenant sans cesse visiter ce lieu, prendre son pouls, fixer sur le négatif les évolutions et les nouveautés. Pierre Delbos, un ami du photographe, témoigne : « Ce qui me surprenait, c’était de voir ces gens aller vers lui, il n’avait même pas besoin de les solliciter ! L’accueil aux Halles était extraordinaire, il y avait une ambiance fabuleuse et lui, il avait du flair, vous auriez vu sa façon de les regarder, il les aimait ! Pour nous les Halles c’était spécial, il y avait un esprit qui était en phase avec celui de Robert ! ».

Les filles au diable, 1933. © Atelier Robert Doisneau
Dans les années 1960, les Halles sont menacées. On leur reproche leur inadaptation à la vie moderne : surface trop limitée par rapport aux besoins d’une capitale en expansion, insalubrité, extrême densité. Robert Doisneau, inquiet et en colère, entreprend de venir une fois par semaine se plonger dans leur tourbillon pour tout voir, tout vivre, tout photographier. « Je me levais donc à 3 heures du matin, à Montrouge, pour me rendre là-bas, parmi les travailleurs de l’aube, ceux qui déchargeaient les camions, ceux qui mettaient la marchandise en place. Difficile à photographier : manque de lumière, réflexes ralentis par la fatigue, tellement d’images possibles ! Et puis c’était intimidant. Mais je me suis accroché. Je savais que cela allait disparaître. Je voulais absolument en fixer le souvenir ».
Son regard, à la fois esthétique et sociologique, se fait patrimonial. Il enregistre tout : la destruction des Pavillons en 1971, les différents états du « trou », le chantier de reconstruction. Il va jusqu’à Rungis, pour comprendre et voir ce que ses amis sont devenus, et ne peut que constater la disparition, dans un univers de béton, de ce qui faisait l’esprit des Halles parisiennes.
Vidés de leur activité de destination, les pavillons Baltard et leur magnifique architecture métallique sont menacés : infatigable, Robert Doisneau photographie les arcs, les entrelacs, les transparences. Ces images constituent aujourd’hui un témoignage précieux sur ce patrimoine disparu.

L’échaudoir de la rue Sauval, 1968. © Atelier Robert Doisneau
L’histoire du quartier continue, et une extension de l’exposition présentera le projet de demain, sous la gigantesque Canopée conçue par Patrick Berger et Jacques Anziutti, lauréats du concours international d’architecture pour le réaménagement des Halles de Paris (textes extraits du dossier de presse).
Un grand merci à Madame Francine Deroudille, fille de Robert Doisneau, à Alix Vic Dupont et à Croisine Aramburu de la Direction de l'information et de la communication de la ville de Paris.
En attendant, suivez le « Projet les Halles » et retrouvez l'article « Concours Les Halles de Paris – Pendant les travaux, la vie continue ! : les lauréats ».










