Publicité murale peinte : Suze
Après la publicité Schneider, retour à Bourg Beaudoin (Eure), sur la D6014, pour découvrir celle pour la Suze.

Publicité d'autrefois : Ropp
Publicité parue le 8 mai 1943 dans l'hebdomadaire l'Illustration pour les pipes Ropp. À découvrir, historique et photos de son ancienne usine de Baumes-les-Dames (Doubs).

Dessin signé Raymond Femeau.
Publicité murale peinte : Dubonnet
Direction le Finistère et plus précisément Morlaix, pour découvrir rue Ange de Guernisac, vue ci-dessous depuis la place de Viarmes, une publicité pour le célèbre apéritif à base de vin, Dubonnet.
C'est à Paris, en 1846, à côté de l'Opéra Garnier, que le chimiste français Joseph Dubonnet élabore son vin de quinquina. Pour lutter contre le paludisme, il met au point ce médicament ayant un goût amer, qu'il masque avec une décoction d'herbes et d'épices à la saveur forte. Les soldats de la Légion étrangère l'utilisent dans un premier temps dans les marécages infestés de moustiques en Afrique du Nord. Puis l'épouse de Joseph sert la première la potion en apéritif auprès de ses amis, et le bouche à oreille assure la popularité du Dubonnet.
La marque est également connue pour le slogan publicitaire élaboré par Cassandre pour sa promotion, « Dubo, Dubon, Dubonnet ». Dans les années 1950 et 1960, les voyageurs du métro parisien voyaient défiler les affichettes rectangulaires de Dubonnet collées sur les parois des tunnels entre deux stations. Des rectangles successifs portant les mentions: Dubo, Dubon, Dubonnet (source Wikipédia). Une autre publicité pour Dubonnet à voir à Méry-sur-Oise (Val d'Oise).


D'autres publicités murales, non loin de Morlaix, sont à découvrir ! Notamment à Saint-Pol-de-Léon pour Solexine, au lieu-dit Trofeunteun pour le Thé Lipton et à Roscoff pour Saint-Yorre et Forvil.
Vestiges du passé à Paris : les réclames peintes sur les murs
Parfois lorsqu’on lève les yeux, c’est un petit morceau d’un Paris ancien que l’on capture. Tradition aujourd’hui perdue, la peinture d’enseignes sur les murs étaient à une époque monnaie courante, lorsque les techniques d’impression n’existaient pas encore de manière standardisées. Un petit voyage dans le temps à portée de tous.
Dès le milieu du XIXe siècle, Paris se transforme sous l’impulsion du fameux Baron Haussmann, et en parallèle la publicité commence à prendre son essor. Les réclames peintes fleurissent sur de grands murs pignons, souvent aveugles, dans des quartiers passants. Les œuvres sont souvent de taille importante pour qu’on puisse les voir de loin. Les marques phares se paient le service de peintres de talent pour vanter les mérites de leurs produits. L’alcool (Suze, Picon, Dubonnet, Byrrh…) et les produits d’hygiène ou de beauté (Cadum,…) prédominent avec les codes graphiques en vigueur à l’époque. C’est à partir de 1943 qu’une réglementation entre en vigueur, encadrant l’espace publicitaire à 16 mètres carrés maximum. Et l'affiche remplaça rapidement la peinture, plus facile à reproduire, plus rapide et moins coûteuse.
Environ une dizaine de publicités d’époque sont encore visibles dans les rues de Paris, à condition bien sûr de lever les yeux pour apercevoir ces images presque fantomatiques. Parfois ce ne sont que de vagues traces qui persistent mais certaines demeures lisibles et visibles. Un petit voyage dans le temps à la portée de tous dont voici quelques exemples.
1 - Amer Picon - 1 rue Collette, 75017 Paris : l’Amer Picon est un apéritif amer à base de quinquina très en vogue à l’époque et qui existe toujours.
2 - Chocolat Rozan - 1 rue Marx-Dormoy, 75018 Paris : fondant, au lait, fabriqué dans les Pyrennées...ce mur nous permet d'en savoir plus sur ce chocolat. Fondé en 1924, cette institution est celle du créateur des chocolats Les Pyrénéens, et sera finalement vendue à Lindt.
3 - Suze - 7, rue Barrault, 75013 Paris : voici une trace d'une réclame pour une célèbre liqueur à base de gentiane créée au 19e siècle, encore appréciée aujourd'hui.
4 - Savon Cadum - 3 bd Montmartre, 75002 Paris : sans doute un des mieux conservés, il représente le fameux Bébé Cadum, joufflu et tout sourire.
5 - Crème Eclipse, cirage à la cire – 23 bd des Batignolles, 75008 Paris : ressurgi du passé il y a quelques années, ce mur porte les traces d'une marque de cirage aujourd'hui disparue et qui a l'époque prétendait « éclipser tous les cirages ».
6 - Kub - 50 rue de Charonne, 75011 Paris : l'artiste-peinte excentrique Christian Zeimert, proche de Topor et Jodorowsky, a détourné en 1990 une vieille réclame pour la marque Kub en la transformant en « Kiss me Kub ».
7 - Bowling - 73 rue Mouffetard, 75005 Paris : sans doute un des plus récents, il invite les passants à venir se lancer sur la piste du Bowling Mouffetard qui lui fait face.
8 - Magasin de papiers-peints - 20 bd Pasteur, 75015 Paris : situé dans le quartier de Pasteur, le magasin de référence n'existe plus...
Photographies extraites du livre « Curiosités de Paris » de Dominique Lesbros, Editions Parigramme (22 euros), Inventaire insolite des trésors minuscules (Source Paris.fr).
Quelques sites sur les publicités murales peintes à découvrir : les pubs routières, publicités murales peintes, les murs peints s'affichent, pubs murales sur E-photographie, publicité murale, réclames murales peintes, les murs réclames, les murs peints murmurent.
À voir également sur Ruavista, « les réclames murales à Paris », sur Fading Ad Compaign, de vieilles réclames murales à New York, d'autres à Stoke-on-Trent (Angleterre) sur Thepotteries.org. À lire aussi, l'article « Publicités anciennes : La Renaissance ? » sur le blog consacré à la Nationale 7.
Publicité d'autrefois : Marny
Deux publicités pour la marque Marny, parues dans l'Illustration, la première en avril 1943 et la seconde en juin 1944. Sur cette dernière, on peut y lire « Marny ... le bas qui fait parler la jambe ! ».
Ce slogan fut repris notamment dès 1945 par l'humoriste Francis Blanche dans sa première grande émission burlesque, l'ancêtre des Branquignols, « Sans rire ni raison », qu'il anime aux côtés de Pierre Cour : « Marny ... le bas qui fait parler la jambe ! André ... la chaussure qui fait parler le pied ! Rasurel ... le slip qui fait parler le ... ».


Publicité murale peinte : Solexine
Rendons-nous aujourd'hui rue de Kerglaz à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) pour découvrir cette publicité pour Solexine.
À lire sur le site du Solex, un bref historique sur la Solexine. À voir également, l'article « Publicités anciennes : La Renaissance ? » sur le blog consacré à la Nationale 7.

Publicité d'autrefois : Bédélia
Publicité parue le 14 février 1913 dans le quotidien l'Excelsior pour la voiturette Bédélia, créée en 1907 par Robert Bourdeau et Henri Devaux, victorieuse dans 14 épreuves en 1912 avec des machines reconnues strictement de série. À découvrir le passionnant site de Marc Ménager consacré à la Bédélia.

Publicité d'autrefois : Stylomine
Parue le 23 janvier 1943 dans l'Illustration, cette publicité de la société Stylomine présente notamment son nouveau modèle, le 303V, qui sera l'un de ses plus grands succès. Découvrez l'histoire de Stylomine sur le site officiel de la marque.

Publicités murales peintes : Esso, Saint-Raphaël
En quittant Bonsecours en direction de Rouen (Seine-Martime), sur la Route de Paris à hauteur de la rue du Général Leclerc, on remarque sur la droite non pas une, mais deux publicités. Une première pour le groupe pétrolier Esso et une seconde pour l'apéritif Saint-Raphaël, dont l'histoire remonte à 1830. À découvrir, les diaporamas de Jacques Calu sur Bonsecours et Rouen...d'hier et d'aujourd'hui.


Publicité d'autrefois : Kodak
Publicité parue dans « le Petit Parisien » daté du 28 juillet 1936 pour le film « Verichrome » de Kodak. Retrouvez l'historique de la marque sur kodak.fr. D'autres publicités Kodak à voir sur 50ansdepubs.com, l'histoire des publicités de Paris Match et sur le site de Mario Groleau (que nous avions déjà découvert pour ses rephotographies de la commune de Trois-Rivières au Québec).




