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Photimages...d'hier et d'aujourd'hui

Balades au coeur de villes françaises et étrangères à travers des cartes postales anciennes et des photos d'aujourd'hui. Reconductions photographiques. Expos photos « avant / après ».

Les quais de la gare d'Ermont-Eaubonne... hier et aujourd'hui

Publié le 28 juin 2012

Les quais de la gare d'Ermont-Eaubonne au début du siècle dernier et en mars 2012, où l'on aperçoit notamment les grues de l'important chantier du Quartier Étoile.

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C’est en 1841 que l’on commence à parler du chemin de fer du Nord qui devait relier Paris à la frontière de Belgique. Sur son parcours, il devait traverser Ermont. Par décision du 14 août 1846, M. le ministre des Travaux Publics demanda l’établissement des stations d’Ermont et de Franconville. L’inauguration de la station d’Ermont eut lieu le 14 juin 1846, et l’ouverture officielle aux voyageurs le 1er septembre 1846. À cette époque, le nombre de trains est assez important. Ce sont des trains mixtes, c’est-à-dire comprenant à la fois des wagons de voyageurs et de marchandises. Le parcours depuis Paris dure vingt-sept minutes. Les constructions les plus proches de la station d’Ermont étaient situées à près de 1,5 km. Construite seulement en 1863, puis déplacée par la suite en 1878, la « gare d’Ermont Eaubonne » fut dénommée ainsi en 1893.

Le réseau ferroviaire se développe. La ligne Argenteuil-Ermont fut réalisée en 1863. Ce tronçon permettait un raccordement entre le réseau de l’Ouest (ligne de Creil) et la ligne de Belgique par un embranchement d’Argenteuil à Ermont par Sannois. Quant à la ligne Paris-Valmondois, sa mise en service eut lieu le samedi 26 août 1876. Les stations desservies après Ermont-Eaubonne étaient Ermont-Halte, Saint-Leu, Taverny, Bessancourt, Mery, Mériel, Valmondois.

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Une des conséquences de l’implantation du chemin de fer à Ermont a été de favoriser le développement de sa population. Entre 1861 et 1866, celle-ci augmente progressivement en passant de 647 à 792 habitants, puis elle fait un bond à 1 065 habitants en 1872. Les installations ferroviaires qui desservent Ermont (gares d'Ermont-Eaubonne, d'Ermont-Halte, de la Halte du Gros-Noyer Saint-Prix, puis Halte de Cernay) ont permis l’implantation d’un quartier et de services axés sur les voyageurs. En 1873, la compagnie des chemins de fer du Nord installe ses ateliers (essieux, roues, valves, horlogerie) dans le triangle formé par les voies, puis des entreprises s’implantent à leur tour comme la société des aciéries d’Ermont, la distillerie Godart, une scierie, un bijoutier, J. Bustin (constructeur de machines à fabriquer de la glace), L. Rousseau (fabrique de chocolat), la chocolaterie spéciale des pharmaciens Français, Martin Low et Tansing (entreprise de taillerie mécanique de simili-diamants), une fabrique d’horlogerie et Louis Dessard, un entrepreneur de menuiserie et de charpentes.

Concernant le logement, le chemin de fer a attiré de nombreuses personnes. Les emplois créés localement furent relativement peu nombreux ; une grande partie était des employés ou des ouvriers travaillant à la compagnie du Nord, les autres étaient pour la plupart des salariés employés soit dans le commerce (grands magasins Dufayel, La Samaritaine, Les Galeries Lafayette, etc.), soit dans les banques ou encore dans la presse.

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Le dernier transport de voyageurs en locomotive à vapeur de la gare du Nord en direction d’Ermont-Eaubonne eut lieu le 12 décembre 1970 à 12 h. La locomotive choisie pour la circonstance était une 141 TC 64 ayant effectué 1 592 569 km en 35 ans de carrière. L’ère des machines à vapeur laissa officiellement la place à la traction électrique. La ligne d’Ermont à Valmondois a été électrifiée le 8 décembre 1970. Cette mise sous tension a été marquée par la circulation d’un train inaugural le 11 décembre 1970, sur l’itinéraire Paris-Gare du Nord, Pontoise, Persan-Beaumont, Valmondois, Ermont-Eaubonne. L’électrification des lignes a pour justification essentielle le souci de faire face aux besoins croissants du nombre d’usagers.

Le RER entre en scène… La liaison « Vallée de Montmorency-Ermont Eaubonne-Invalides » est inaugurée le 18 septembre 1988. À cette occasion, une cérémonie de baptême d’une rame RER à deux niveaux, aux armes d’Ermont et d’Eaubonne, a été organisée. Il s’agissait, à travers cet évènement, de marquer officiellement sa mise en service, prévue le 25 septembre 1988. Cette nouvelle ligne constitue la branche Nord-Ouest de la ligne C du RER dont l’intention était de répondre à plusieurs objectifs :
- offrir aux habitants de la vallée de Montmorency une liaison nouvelle et rapide ;
- mieux desservir les villes de Saint-Gratien, Sannois, Gennevilliers ;
- assurer une bonne « diffusion » des voyageurs dans Paris et faciliter certains déplacements intra-muros, grâce à treize points d’éclatement dans la capitale, dont sept en correspondance avec le métro et un (Saint-Michel-Notre-Dame) en correspondance avec la ligne B du RER ;
- contribuer, comme toute ligne RER, à améliorer les liaisons de banlieue à banlieue.

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Pour sa réalisation, il fut économiquement judicieux de réactiver les infrastructures existantes non utilisées ou sous-exploitées. C’est ainsi que fut remis en service un tronçon de ligne abandonné depuis l’Exposition Universelle de 1937, situé entre les Invalides et la petite ceinture, et de le prolonger en raccordant la ligne des Grésillons, dont le terminus était, depuis mai 1972, Saint-Ouen-Garibaldi.

Au niveau de l’équipement ferroviaire, un soin tout particulier a été apporté à la lutte contre les nuisances sonores. Ainsi, les matériels roulants sont équipés de bougies à suspension pneumatique sur coussins d’air et de freins électriques systématiques évitant les bruits de frottement des sabots. La mise en service du RER a également entrainé un certain nombre d’aménagements dans le domaine de l’urbanisme, de la circulation et du stationnement. Un Parking d’Intérêt Régional (PIR) comportant trois cents places a été construit début juillet 1988 près de la gare d’Ermont-Eaubonne. Une gare routière a été aménagée avec sa voirie de desserte, facilitant son accès en toute sécurité (textes extraits du dossier Ermont mise sur les rails, octobre 2007, n° 102).

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À découvrir les cartes postales anciennes du quartier sur « Autrefois Ermont » et de nombreuses photos sur « Loco-Nord ».


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